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18 mars 2021

Effectuer un zoom arrière!par David Carey, ACC

Lorsque j’écris cet article, le matin du 29 janvier 2021, je réfléchis au fait qu’il y a quelques jours nous avons marqué un anniversaire sans célébration.  Le 25 janvier 2020, Santé Canada annonçait le premier cas du COVID-19 au Canada. Même si la majorité des Canadiens ont reconnu le danger et la sévérité de la crise émergente au mois de mars, le fait est que le 25 janvier sera gravé dans l’histoire comme étant le jour où notre façon de vivre a changé à court terme et possiblement à jamais.

Même si le nombre de décès globaux a récemment dépassé la marque de 2,3 millions de personnes, plusieurs Canadiens restent toujours divisés quant à l’approche à prendre et quant aux politiques à adopter pour faire face à cette crise.  La COVID-19 prend rapidement sa place comme étant une des pandémies les plus mortelles dans l’histoire de l’humanité.  Aussi divisés que nous soyons quant à l’approche à prendre, il y a quelque chose qui nous unis :  nous sommes fatigués de cette pandémie!  Cette crise a des conséquences néfastes sur notre santé mentale et sur notre stabilité émotionnelle.

En conversation avec un ami dernièrement, j’étais touché par le sentiment de désespoir prééminent dans notre conversation.  Il m’est arrivé de penser :  parce que cette pandémie perdure dans le temps, le cœur des échangent est passé de questionnements sur le « quand » du retour  à une situation « normale » vers une résignation silencieuse que nous ne verrons plus des temps « normaux ».  Cet entretien m’a fait réaliser que la plus grande victime de la COVID-19, à part les pertes de vie humaines qui sont catastrophiques, est probablement la mort lente et pénible de l’espoir de gens et de leur vision pour un avenir meilleur.  Je suis convaincu que ceci est une des conséquences les plus insidieuses et incessantes de cette crise.  En plus, tout comme la COVID-19 elle-même, ce désespoir semble être facilement transmissible. C’est aussi significatif.

Comme un microscope, la crise a tendance à effectuer un zoom avant de notre focus nous permettant de voir les subtilités microscopiques de notre peine actuelle, ce qui nous cause la perte d’espoir et le manque de perspective. La crise, aussi difficile qu’elle soit présentement, n’est qu’une petite partie d’une plus grande réalité.  C’est comme effectuer un zoom avant avec une caméra. Effectuer un zoom avant sur un point spécifique avec n’importe quel appareil et vous perdrez rapidement votre perspective et le contexte de ce que vous regardez.  Si ceci est vrai, cela veut dire que le meilleur espoir, pour que les gens puissent survivre à la COVID-19 et retourner à une vie « normale », serait d’effectuer un zoom arrière, de cultiver l’espoir et de commencer à mettre le focus sur une plus grande réalité.

À titre de coach en 2021, la crise globale nous offre un grand défi, mais aussi de grandes responsabilité et possibilités.  Ces trois points forment un moment charnière dans l’histoire de l’humanité.  Quand les gens ont une tendance naturelle à mettre l’emphase sur leur isolement, leur peine et leur survie, les coaches peuvent jouer un rôle critique.  Nous pouvons, NON, nous DEVONS aider nos clients à effectuer un zoom arrière quand ils sont trop focalisés sur la COVID-19 et les défier à fixer leur regard sur leur contexte global.

Nous devons leur poser des questions qui leur permettent d’identifier des habitudes ou des préoccupations développées durant la pandémie qui limitent leur capacité à voir des grandes possibilités.  Nous devons les aider à identifier et à étudier les organisations qui ont répondu avec succès à la pandémie en créant des solutions innovatrices et qui ont prospéré durant la crise actuelle.  Nous devons les défier à identifier les stratagèmes qui ont réussi et leur demander de considérer comment ces derniers pourraient être modifiés et appliqués dans leur contexte.  Finalement, nous devons les aider à développer des stratagèmes concrets et des plans d’action afin qu’ils puissent saisir leurs possibilités d’avancer.

À titre de coachs, nous ne sommes pas tous professionnels de la santé au front combattant la maladie, par contre nous pouvons jouer un rôle significatif en immunisant la population contre le désespoir. C’est mon veut le plus sincère que nous soyons capables de saisir cette grande opportunité et que nous laissions notre empreinte durable sur notre société post-COVID.

David Carey, ACC