Marcel Gemme
mars 15, 2010

Le coaching exécutif, une perspective globale

Marcel Gemme, MCC

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Parmi les créneaux  importants des professionnels du coaching, il en est un qui s'est développé de  façon très dynamique depuis 20 ans. Ce créneau s'appelle le coaching exécutif.  Mais quelle réalité spécifique recouvre ce vocable ?
Selon W. Pennington, le coaching exécutif est un processus d'apprentissage  assisté, qui se déroule à l'intérieur d'une relation tripartite, impliquant un  coach exécutif professionnel (le coach), un cadre exécutif (le client) et une  organisation (le commanditaire). Le coach agit surtout en tant qu'agent  facilitateur de changement, banc d'essai et challengeur.Il  intervient généralement en approche individuelle, offrant un support au client,  à travers une relation égalitaire de collaboration, à l'intérieur d'un espace  confidentiel de créativité. Le but du coaching exécutif est de créer chez le  client un changement bénéfique et durable de comportement, d'habiletés, de  croyances, de valeurs, d'identité, d'intentions et de performance, pour le  bénéfice du client et ultimement pour celui du commanditaire.
La facilitation du changement prend généralement la forme d'aide au cadre  exécutif dans sa démarche visant à se mieux définir, à clarifier ce qu'il veut  vraiment, qui il est profondément, ce qu'il fait (sa façon d'intervenir) et  comment il peut développer davantage son potentiel. Le support porte aussi sur  l'identification des réponses et la mise en oeuvre des solutions.
La recherche précitée repose, entre autres, sur les réponses à un questionnaire  rempli par environ 1200 coachs exécutifs de langue anglaise et de provenances  multiples (USA, UK, Canada, Australie et autres). Il est intéressant de  constater que ces coachs exécutifs sont eux-mêmes surtout d'anciens cadres  exécutifs (50%) ou d'anciens experts-consultants d'affaires (28%). Par  ailleurs, 88% des coachs exécutifs répondants étaient des entrepreneurs  autonomes et externes aux entreprises, tandis que 11% étaient des coachs à  l'emploi des entreprises impliquées dans le coaching exécutif.

La compilation des  données ainsi recueillies permet d'affirmer que dans l'action, le coach  exécutif parle 24% et écoute 71% du temps de l'entretien de coaching. Le 5%  restant est fait de silence (propice à la prise de conscience, soit 4%) et de  rire (1%). On sait déjà qu'en coaching, la présence et l'écoute sont les clés  non négociables du succès. On sait aussi que la question puissante, celle qui  engendre la prise de conscience, est l'outil majeur du coaching. Le reflet  (contenu et émotions), le résumé, le feedback percutant et la reformulation  révélatrice suivent de près.
  Quel cadre exécutif ne serait pas enchanté de bénéficier d'un tel support à son  développement ?   Si  le coeur vous en dit, recevoir votre feedback me ferait plaisir et serait d'un  grand intérêt.

1 Inspiré d'une recherche récente de William Pennington

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