La chronique de déontologie en coaching : Pour passer de la théorie à la pratique
15 mars 2016

La chronique de déontologie en coaching : Pour passer de la théorie à la pratiquepar Helene Priam-Legallais

Éthique, engagement, code, valeurs, principes…

Et si on regardait ça de plus près?

UN QUIZZ POUR TESTER VOS CONNAISSANCES!

Quel est votre avis sur les questions suivantes?

Question 1 :

ICF Québec possède son propre comité de déontologie, selon vous, quelle est sa mission?

  1. Il joue le rôle de syndic?                                             
  2. Il doit régler les plaintes?                               
  3. Il est responsable de sanctionner les comportements allant à l’encontre du code de déontologie?                                              
  4. Il joue un rôle de facilitateur-Médiateur tant auprès des coach mis-en cause qu’auprès des clients qui se sentent lésés? 
  5. Toutes ces réponses sont bonnes? 

 Question 2 :

En 2016, ICF mondial met encore davantage d’importance sur les règles de déontologie.
Dans cette optique, quelles sont les nouveautés?

  1. Une nouvelle approche du code de déontologie?
  2. Une formation obligatoire reliée à l’éthique – déontologie?
  3. De nouvelles compétences à acquérir?
  4. De nouvelles accréditations à venir?
  5. Toutes ces réponses

 MISE EN SITUATION

 Annie, gestionnaire dans l’immobilier depuis plusieurs années a de nouvelles responsabilités.  Son supérieur perçoit son potentiel, mais souhaite qu’elle développe son leadership pour mener à bien ses mandats en guidant mieux son équipe.

Un mandat de coaching de développement d’une durée de 10 séances est donc signé entre l’agence immobilière et un coach.

La relation de coaching entre Annie et son coach s’installe progressivement mais reste assez neutre.

Au bout de quelques séances, Annie s’efforce de poursuivre les séances de coaching mais elle réalise qu’elle est peu enthousiaste dans cette démarche et que le coaching n’a pas l’effet recherché sur elle. Elle informe donc son coach de son désir de mettre fin au mandat au bout de 5 séances, soit en n’ayant utilisé que la moitié des séances convenues et ce, à l’encontre de l’entente signée. 

 Selon vous, quelles seraient les possibilités de recours du coach.

A quelle partie du code cette situation pourrait-elle faire référence?

DECOUVREZ LES RÉPONSES  DU QUIZZ!

Réponse1 :

Le comité de déontologie  ICF-Québec détient un double rôle.

D’une part, un rôle de sensibilisation et d’information auprès du public et des coachs sur les règles du code de déontologie de l’ICF Mondial.

D’autre part, il joue un rôle de facilitateur-médiateur lors de la gestion des plaintes afin de soutenir les différentes parties et d’orienter vers un règlement amiable dans la mesure du possible ou de clarifier le rôle du coach et des règles de déontologie.

L’esprit du comité de déontologie ICF-Québec se veut avant tout formatif.

Le rôle d’enquête qui s’apparente à celui d’un syndic dans un ordre professionnel et celui de gestion des plaintes est réellement confié à l’équipe de déontologie d’ICF mondial.

La bonne réponse est donc clairement

  1. d) Il joue un rôle de facilitateur-Médiateur tant auprès des coachs mis-en cause qu’auprès des clients qui se sentent lésés?

Réponse 2 :

La place de l’éthique et de la déontologie est de plus en plus importante pour évaluer la compétence d’un coach certifié.

En effet, ICF s’est doté d’un nouveau code de déontologie  avec une approche plus positive soulignant plutôt les comportements à adopter que les comportements à proscrire.

Mais en plus, à partir de 2016, les titulaires d’accréditation ICF seront tenus de démontrer l'achèvement d'au moins trois (3) Continuous Coach Education (CCE) unités dans le domaine de l'encadrement éthique pour être admissible à un renouvèlement de certification ICF.  Cette exigence sera applicable à tous les coachs dont l’accréditation ICF arrive à expiration le 31 Décembre 2016 ou après.

http://coachfederation.org/about/landing.cfm?ItemNumber=4182

QUE NOUS RÉVÈLE CETTE MISE EN SITUATION?

On peut se référer pour cette situation à la section 1 (article 22) du code, à savoir : la conduite PROFESSIONNELLE.

Cette partie nous rappelle que le coach se doit de « respecter le droit du client de mettre fin à la relation de coaching à tout moment durant le processus, sous réserve des dispositions du contrat. Je demeurerai vigilant pour reconnaître tout signal qui pourrait m’indiquer un changement par rapport à la valeur reçue de la relation de coaching ;»

Dans cette situation, le client n’ayant pas obtenu les résultats désirés choisit de se retirer du coaching.

En tant que coach, il est important de rappeler que dans le mandat de coaching, la responsabilité du coach se situe au niveau des moyens et non des résultats;

la responsabilité des résultats du coaching appartenant au client.

Du côté du coach, il doit rester vigilant et sensible aux changements et à l’évolution  de son client pour savoir se situer dans le processus de coaching. Cette situation nous rappelle aussi l’importance de clarifier ce type d’éventualité dans le mandat

N’hésitez pas à nous faire part de vos réflexions, interrogations ou commentaires au sujet de cette mise en situation. Groupe Linkedin réservé aux membres

Nous reviendrons très vite avec un partage de vos réflexions les plus pertinentes et bien sûr de nouvelles situations pratiques!

Rappelons- nous de l’importance de parler de la déontologie pour qu’elle devienne un véritable réflexe pour chacun d’entre nous.

 Le comité de déontologie ICF - Québec reste à votre écoute.

Helene Priam-Legallais