Un nouveau code de déontologie (partie 2).  Qu’y a-t-il de neuf?
15 janvier 2016

Un nouveau code de déontologie (partie 2). Qu’y a-t-il de neuf?par Jacqueline Codsi, PCC

Coach Québec vous rapporte la seconde partie d’un article rédigé dans le but de faciliter la compréhension du nouveau code de déontologie ainsi que de mieux situer le rôle du comité de déontologie d’ICF Québec. Vous pouvez consulter la 1ère partie de cet article ici.

Le code de déontologie étant rédigé par ICF mondial, quel est le rôle du comité de déontologie d’ICF Québec?

Dans le but de contribuer au maintien de la crédibilité des coachs professionnels, tout en démontrant le souci de protéger les intérêts du public, le Conseil d’administration d’ICF Québec a délégué un double rôle à son Comité de déontologie, soit:

  1. Un rôle d’information et de sensibilisation : des coachs et du public sur les règles déontologiques d’ICF mondial.
    Les articles vulgarisateurs publiés sur diverses tribunes, comme celui-ci par exemple, jouent ce rôle de sensibilisation. C’est aussi en répondant à des demandes d’information provenant des coachs ICF-Québec et du public en général que cette sensibilisation s’effectue.
  2. Un rôle de facilitateur-médiateur lors de plaintes
    Lors de plaintes du public, le comité de déontologie peut être appelé (selon le besoin), à jouer un rôle de facilitateur/médiateur afin de soutenir les parties dans un règlement à l’amiable ou une meilleure compréhension du rôle du coach et des règles de déontologie.

Cependant, il existe certaines conditions pour exercer ce rôle.

Quelles sont ces conditions?

  • D’abord, que le plaignant accepte de s’y prêter volontairement.
  • Mais, tout aussi important, que le (la) coach concerné(e) accepte de s’y prêter volontairement.

Il est essentiel de retenir que ce rôle de facilitateur-médiateur joué par le comité de déontologie d’ICF-Québec prend fin dès qu’un(e) plaignant(e) dépose formellement une plainte auprès d’ICF mondial. Le relais est alors passé à ICF mondial et la plainte revêt tout le formalisme qui est de rigueur, en fonction du processus établi à cette fin.

ICF-Québec peut-elle stopper une plainte ?

Non! C’est la prérogative d’un(e) plaignant(e) de choisir de transmettre ou non une plainte à ICF mondial. Que la plainte soit fondée ou pas, c’est malgré tout la prérogative du client et ICF a l’obligation d’analyser la plainte. Cependant, le rôle de facilitation-médiation joué par ICF Québec auprès des parties, pourrait probablement éviter que certaines plaintes non fondées se rendent à ICF mondial. Prenons par exemple, les plaintes qui s’appuient sur une compréhension erronée du rôle du coach. Si le client a confiance dans la médiation et qu’il saisit mieux le type de service que constitue le coaching, il pourrait probablement, abandonner sa plainte.

Que se passe-t-il lorsqu’une plainte ne se règle pas à l’amiable?
Le (la) client(e) a le choix de se prévaloir ou de ne pas se prévaloir de son droit de porter plainte à ICF mondial.

ICF Québec a-t-il un rôle de sanction (par le biais de son comité de Déontologie)? Non
Seul ICF mondial a les pouvoirs suivants : de juger de la recevabilité d’une plainte, de déterminer s’il y a une faute et de sanctionner le coach mis-en-cause, dans les cas où le comité d’examen des plaintes d’ICF mondial, le juge approprié. Cette sanction peut aller d’un simple avis, jusqu’à la radiation.

Qu’en est-il de la confidentialité du processus de plainte?

Cette question est souvent soulevée. Il est essentiel de se rappeler que toute plainte déontologique portée à l’attention d’ICF Québec est confidentielle et qu’aucune publication n’en est faite tant qu’elle n’a pas été traitée par ICF mondial et qu’ICF mondial n’en est venu à porter une sanction.  Il est essentiel d’être totalement rassuré à cet égard.

Un aide-mémoire pour faciliter un questionnement pratique en regard du code de déontologie.

Voici quelques questions essentielles à se poser régulièrement au cours d’une relation de coaching. C’est loin d’être exhaustif mais ces questions devraient nous permettre de nous alerter concernant quelques risques de manquement courants au code de déontologie:

Les sujets de plaintes les plus répandus :

En cette matière, le code de déontologie est assurément la clé et il est essentiel de se rafraichir régulièrement la mémoire à ce sujet. Voici quelques exemples d’éléments sur lesquels pourraient porter le questionnement d’un plaignant:

  • Le respect de la confidentialité?
  • La possibilité de conflit d’intérêt?
  • Le comportement plus ou moins respectueux du coach envers son client?
  • La clarté de l’entente avec le client à propos des modalités du coaching?
  • L’entente sur les honoraires de coaching?
  • Le fait de s’engager dans un coaching alors que d’autres services auraient été plus à propos (ex. de la psychothérapie)?
  • Le droit du client à mettre fin à la relation de coaching dès qu’il le juge approprié?
  • Etc.

Conseils aux coachs membres d’ICF-Québec :

Se familiariser avec le code! Il est bénéfique de se questionner de manière proactive, concernant nos pratiques. La meilleure chose qui puisse arriver c’est de créer cette sorte de questionnement continu et souvent contagieux car il est possible de valider ses opinions grâce à des collègues. Ce partage est extrêmement précieux!

Recevoir une plainte n’est jamais agréable mais cela peut être une occasion d’apprendre beaucoup. Rappelez-vous aussi que vous avez tout intérêt à vous prévaloir des services de médiation préalables d’ICF Québec par le biais de son comité de déontologie.

Pour lire le code de déontologie dans son intégralité, cliquez ici

Jacqueline Codsi, PCC ACC, M.Ps.org, CRIA, ASC