Marie-Hélène Risi
octobre 15, 2010

La 12e compétence du coach : savoir durer

Marie-Hélène Risi, ACC

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À quoi servent  les 11 premières compétences bien maîtrisées, si vous crevez de faim? Pardonnez  mon franc parler mais n’est-ce pas LA question qui vous a préoccupé en début de  pratique ou parfois vous préoccupe encore trop souvent? Comment un coach  peut-il « s’abandonner » à la personne qui requiert ses services  quand il est dans la « survie »? C’est la question qui m’a habitée  après un an de pratique dans le domaine. J'ai réalisé que j’étais épuisée et  que je voulais « vendre l’idée du  coaching » à tous ceux que je rencontrais au lieu de « vendre une solution » à un problème  bien niché.

J’irai même  plus loin en disant que vos excellentes compétences sont bien pâles  comparativement à toute votre puissance de servir et d’accompagner quand vous  arrivez à mettre le doigt exactement sur la douleur, sur la préoccupation de  vos clients et que vous savez comment la résoudre. Ce n’est pas ce qu’on entend  dans la communauté n’est-ce pas?

Je m’explique.

Dans son livre Coaching Millions —   que je recommande à quiconque souhaite devenir un coach-entrepreneur (ou  un professionnel entrepreneur!) —,  Milana Leshinski, mentionne ceci : « Pourquoi y a-t-il autant de  professionnels gagnant si peu? (...) La majorité des coachs focalisent sur la  façon de dénicher des clients et sur le processus de coaching comme tel. Ils  assistent à des activités de réseautage, distribuant des cartes d’affaires et  recueillant des références (...) Avec cette approche, cela prend habituellement  plusieurs années pour construire une pratique qui paie peu. Entre-temps,  plusieurs coachs ont abandonné.

Et ceux qui  restent en affaires et prospèrent? À peu près 9% de ceux qui se disent coachs  deviennent des entrepreneurs à hauts revenus et célèbres. Devenir un  coach-entrepreneur signifie « créer  des solutions pour les problèmes que vit la clientèle que vous visez ».  Ces solutions sont bien davantage que le processus de coaching comme tel. Ce  sont des outils, des logiciels, des programmes, des événements, des livres (...)  Personne ne s’intéresse au processus de coaching jusqu’à ce qu’il donne des  résultats tangibles. »

Selon  l’auteure toujours, il y aura dans les prochaines années deux types de  coachs : les praticiens et les entrepreneurs. Les praticiens offriront le  coaching comme le principal « produit ». Parce que leur revenu est  lié à leur temps, il y aura toujours une limitation à la taille que leur entreprise  pourra prendre. Les entrepreneurs, eux, ne vendront pas seulement du coaching.  À la place, ils créeront un besoin de  coaching en inspirant et en informant leur client dans leur domaine  d’expertise.

Que  pensez-vous de l’idée d’offrir des produits, de la formation, des séminaires,  des outils en premier lieu et, par la suite, d'utiliser le coaching pour  appuyer la progression de vos clients?

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