Une chirurgie de la conscience
19 septembre 2019

Une chirurgie de la consciencepar Johanne Landry, PCC

Rencontrer Gilles Brouillette, notre conférencier d’ouverture du Congrès ICF Québec 2019, et lui poser deux questions, c’est une expérience en soi. Un homme passionné du développement des humains, un vulgarisateur hors pair et qui, à mon avis, a une compréhension profonde de ce qu’est vraiment la conscience.  Je me plais à lui accoler le titre de « chirurgien de la conscience ».

À mes questions :

  • Qu’est-ce qu’il y a dans ce passage de conscience ÉGO à ÉCO systémique?
  • Pourquoi est-ce important pour nous les coachs d’en saisir les enjeux et de naviguer d’un à l’autre?

Voici ce qu’il avait à dire :

« Nous sommes des êtres évolutifs en quête de croissance et d’éveil.  L’univers développemental et transformationnel est vaste et complexe.  Une des intentions de la conférence est d’aider les coachs à mieux comprendre cet univers afin de mieux saisir, d’une part, où se situe leur client et, d’autre part, où eux-mêmes se situent en relation avec le client et sa « problématique ».  Pour bien se situer, il est important que les coachs soient capables de distinguer, en autres, les différentes dimensions de la conscience telles que les contenus de conscience, les stades de conscience et les états de conscience.  Nous allons donc distinguer ces notions et voir dans quelle mesure elles jouent un rôle dans le processus de développement de nos clients et dans la façon dont nous abordons notre coaching.

Bien que les contenus de conscience soient la raison principale pour laquelle nos clients nous consultent, la majeure partie des problèmes qu’ils présentent ne sont pas liés aux contenus de leur expérience, mais plutôt à la façon dont ils sont en relation avec ce contenu.   La question est de savoir à partir de quel état de conscience mon client se situe pour donner un sens à son expérience. 

Cet état de conscience est le point de départ qui détermine « tout » et il est, plus souvent qu’autrement, inconscient.  Dans la plupart des cas, la conscience égosystémique est celle qui domine les structures d’interprétation de nos clients et elles les invitent inconsciemment à réagir à la réalité par des mécanismes de protection telle que la conformité, la protection ou le contrôle.  Comme la plupart d’entre-nous, nos clients « résistent » à la réalité.  Par conséquent, nos clients se sentent « victimes » d’une réalité qui leur arrivent et ils doivent se défendre et se protéger.  Nous allons donc examiner de près cette relation.

De leur côté, les coachs ont souvent tendance à agir inconsciemment comme des « sauveurs » en tentant de prendre soin de leur client.  Le paradigme inconscient qui gère leurs interventions origine lui aussi de la conscience égosystémique et il perpétue cette notion inconsciente que ce qui arrive au client n’est pas ce qu’il y a de mieux pour lui. 

L’invitation ici est encore une fois de changer l’espace intérieur à partir duquel nous faisons nos interventions.  Comment pouvons-nous cultiver cet espace de conscience qui s’enracine dans une dimension plus profonde de soi afin de devenir des catalyseurs d’éveil et de croissance et offrir une « présence transformationnelle. » 

Cet espace de conscience on pourrait l’appeler « Présence » comme notre ami Eckart Tolle l’appelle.  Nous allons donc aussi explorer cette dimension et voir comment nous pouvons la cultiver. »

Ne s’agit-il pas d’une présence 360 degrés? Interne, externe et multidimensionnelle.  Finalement, la conscience c’est tout un univers à explorer. Il y a plus d’un recoin, ma soif d’en savoir et d’en comprendre plus s’est accrue en faisant l’entrevue avec Monsieur Brouillette. 

Visiter le site web pour consulter le programme complet du Congrès ICF Québec 2019 et pour vous inscrire.

Johanne Landry, PCC Coach et formatrice